Je vais vous conter une petite histoire qui m'est arrivée recemment et qui est l'essence même de mon handicap sentimental.
J'ai reçu il y a quelques mois de cela, un courriel enflammé me parant de toutes les vertus. Ce courriel m'a touché mais surtout a créé chez moi une angoisse terrible.
Depuis longtemps, ma phrase favorite est "Ne m'agressez pas avec vos sentiments" en fait la phrase la plus juste serait "attention l'eXpression de sentiment à mon égard, me touche tellement que cela devient par extension une agression.
J'ai donc reçu ce courriel inattendu attendrissantt car excessif et n'ai pas voulu répondre par une parade humoristique ou par un silence. J'ai voulu exprimé mon ressenti avec pudeur.
Cela a donné "je te remercie de ta bienveillance à mon égard". Oui, je sais, je prends des risques...
Je n'ai pas reçu de réponse, cela m'a peiné.
En même temps, j'etais inquiète de ne pas l'envahir, de pas sur-interpréter. Après tout, il avait été peut être été un peu trop enthousiaste, et il le regrettait. Ou étais je par ma réponse déjà tombée du piedestal.
Malaise. malaise. Comme d'habitude je m'etais imaginée que nous pourrions peut être construire une grande relation amicale et passionnelle. Et oui je suis toujours à la recherche d'une relation de création. ( c'est con)
Ma froideur apparente, que je ne comprenais pas glaçante, l'a congelé- Je crois.
Hier de nouveau j'ai reçu un mail, me parlant de bienveillance (nous sommes d'accord, c'est un terme rarement usité, il ne peut donc pas être neutre) à son égard. Je lui répondu de manière alambiquée et que j'ai espéré subtile. A sa réponse et à ma relecture, j'étais encore plus glacante alors que j'essayais d'être chaleureuse.
Et toujours dans mon esprit, cette idée que peut être qu'il imagine une invasion.
Se sent-il envahi ou glacé ?
Pourquoi est ce si difficile d'exprimer avec exactitude la justesse de l'émotion, sans être ni trop givrée ni trop givrante.