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bizarrerie

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blabla divers et variés


MR73...

Publié par Caramba sur 6 Mars 2008, 12:28pm

Catégories : #Je sais tout - J'ai un avis sur tout

Hier, J’ai assisté à l'avant première de MR 73 en présence de Oliver Marchal, son épouse, Olivia Bonamy et deux autres comédiens présents dans le film.

Après les applaudissements d’usage, une altercation entre le réalisateur et trois adolescents dits généralement des cités (!?) a éclaté.

Les termes fleuris ont explosé, finalement deux ou trois videurs au bout de cinq très longues minutes sont intervenus pour virer les malpropres. En fait de malpropres, je ne peux qu’imaginer qu’ils le sont puisque nous avons entendu les vociférations et les menaces du réalisateur vis à vis d’eux. Le spectateur n’avait pas de contrechamps et les zouaves pas de micro. Etrangeté de la situation, un spectacle vivant dans une salle de cinéma.

Des spectateurs hurlent "  plus fort, on entend rien " pendant que Olivier Marchal houspille les trublions sans micro, puis applaudissent la réaction du réalisateur lorsque les trois d ‘jeunes quittent la salle, deux piteux, et le meneur le sourire fiérot accompagnés de vigiles.

Les spectateurs se sont sentis vengés des incivilités subis lors de certaine séance ou vécus la confusion de certains entre une salle obscure et leur salon.

Olivier Marchal sincère dans son emportement, s’est finalement excusé auprès de la salle excitée d’avoir été aussi près de la violence physique, du sang et de la fièvre.

Oui mais voilà, un sentiment de malaise a surgi, la salle habituellement lâche a applaudi celui qui avait la maîtrise du positionnement sans connaître le début du combat verbal. Nous étions témoins et otages d’un combat personnel et viril, comme dirait notre ancien premier ministre que nous ne mesurions pas.

Quelques questions ont été posées. Certains ont comparés Mann et Marchal, gloussement de ma part, ( je n’ai vu aucun film de ce metteur en scène, jusqu ‘à hier soir mais il y a des limites à la flatterie), d’autres se sont étonnés de leur présence en début de film et de leur absence pour des questions après la fin de la séance. Le réalisateur s’est encore excusé expliquant qu’il présentait le film dans un autre cinéma de la région.

Durant ce moment de présentation pas comme les autres, j’ai trouvé le personnage sincère, touchant et à fleur de peau presque fiévreux et du coup j’avais hâte que la projection commence.

Le film au titre plus tôt bien trouvé s’est ouvert sur " Dieu, ce fils de pute, je finirais par le tuer " du personnage principal.

Alors comment dire… le real s’est mis en scène à travers Daniel Auteuil qui lui ressemble très fort, le comédien aguerri est l’un des seuls qui jouent juste avec Nahon, mais bon c’est Nahon. Les autres s’embourbent dans des dialogues qui sonnent faux. La première scène avec l’acteur à gueule qui joue un flic de l’IGS, c’est un ramassis de clichés mal mis en bouche, mal interprété et surtout sans cadrage appliqué au fond. Et tout le long du film, on sent une tentative réel et sincère de mise en forme, mais la mise en place est inadaptée. Les deux héroïnes, Marie et Justine sont joués par des comédiennes de talents mais qui n’ont pas sur le trait la profondeur des personnages.

Olivia Bonamy affublée et affligée d’une perruque blonde ressemble a une adolescente grognon et Madame Marchal censée être lunaire, et avoir du vécu se promène l’œil grave et la chevelure solaire tout au long du film. Il est amoureux mais le personnage a peu d’intérêt et est sans réel dureté, sans maturité malgré ce qui nous en ait dit.

L’avantage c’est que les méchants ressemblent a des méchants, et que Louis grâce à son affection pour les bêtes et malgré un alcoolisme fort développé (il se saoule en voiture au Cointreau, et ça c’est plus que la classe internationale, c’est la classe française) résout l’affaire, réussi à faire tuer son pote. Dans une administration vérolée, et après avoir été sauvé, il est sacrifié sur l’autel du silence et de la raison fliquière.

La fin pourrait ressembler à un film de Hong Kong avec son lot de pathos et de violence mais à la french touch mal maîtrisée.
L’avantage pour le spectateur, c’est qu’il n’est pas troublé par la surprise, moi j’ai été prise par l’ennui et une furieuse envie de partir pour aller voir Docteur House ou la Nouvelle Star, en effet le film est truffé de référence mal digérées et surtout des dialogues stéréotypés, de flash backs travaillés, de situations et de rebondissements scénaristiques banals. Trop d’éléments sont assenés , mal exploités et pas forcement nécessaire qui à mon goût rendent le film superficiel et sans densité. La fin…au putain !

Et je ne vous écris pas tout, je m’épargne et je vous épargne.

Auteuil est génial malgré l’ensemble, le réalisateur a l’air sincère, certes narcissique mais sincère et j’aurai adoré aimer le film.. J’aurai aimé être captivée, être terrassée par la détresse de Louis, d’être dans ses déambulations et puis lorsque l’on sent que le réalisateur y a mis ses tripes, ça fait chier aussi de ne pas avoir accroché.

La personne qui m'accompagnait bien que trouvant que le fil etait un peu trop blanc, ce n'est pas ennuyée.. donc à vous de voir et de vous rendre compte.

Et puis au niveau du sous texte... retention de sureté, peine de mort, vengeance, administration pourrie, police corrompu... ça résonne, non ?
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