Et voici le moment, l'ultime moment où réuni dans une chapelle, nous entendons le choeur entonné les psaumes et les chants que les néo infidèles n'ont jamais su. Les chants qui nous content la résurection, l'ami qui nous prend pas la main et de l'au-delà. Un prêtre officie , la famille lit des textes d'adieu et de réconfort. Les sanglots percent les mots.
En nous, la colère de son agonie et l'espoir d'un hypothétique soulagement.
Les mots sont vains et sous eux l'obsession de la lutte terminale.
La mort aujourd'hui, en juin l'union.
Je retourne à f. devant l'église en ruine. Quelques mots pour ceux d'avant. Et puis derrière la grille j'essaie d'entr'apercevoir le passé, les feuilles mortes jonchent le sol et la balançoire a été demontée.
Il ne restera rien de notre histoire, rien qui nous racontera. Seule la colère tient face à l'anéantissement.