Partager l'article ! Panique sur l'oreiller: Dès fois, on fait des choses qui vous surprennent, des décisions prises par la tête en lien direct avec le corps. Il n ...
Dès fois, on fait des choses qui vous surprennent, des décisions prises par la tête en lien direct avec le corps. Il n'y a plus de questions que le but à atteindre. Dans ces cas-là, on se dit :"Fonce, mon poulet, de toutes façons quelques soient les conséquences de ton geste... Qu'est-ce que tu risques au mieux une réussite, au pire un échec". Alors vous voilà portée par une bête de puissance inconnue qui transcende votre pudeur, votre cœur et votre tête. Le but à atteindre. Wazzaaa ! On y va bille en tête, calmer le feu, conclure cette histoire de pulsion. Pas d'hésitation, pas de douche froide, ce soir est le soir ou tout est permis, le soir ou l'alcool ne vous aidera pas, ou vous allez vous lancer, et dire à l'autre... "Pépère tes phéromones font exploser les miennes... C'est chouette le magnétisme animal, m'enfin là faut faire un truc... et la douche froide, c'est pas pour ce soir."
Tremblante et totalement flinguée, vous allez au-delà de votre morale, de vos idéaux. Qu'est-ce que cela peut bien faire après tout?
Et puis c'est le choc. La puissance vous submerge, la toute-puissance qui vous échappe, contredit tout ce que vous pouviez croire mieux que la colère et la haine. Un brasier allumé au milieu des débris. Son corps ne s'échappera pas, il n'aura aucune possibilité de fuite, jusqu'à ce que vous soyez assouvie.
Le matin se lève, les regards s'évitent. L'émotion est partie, il ne reste que la tête et ses questions. Surtout faire comme si rien ne s'était passé. Etait-ce si bien que cela ?
L'autre tartine du beurre sur son pain.
A-t-on quelque chose à se dire ?
Pourquoi ce qui semblait vitale, ne l'est soudain plus.
Le vide, vous vous surprenez à regretter l'attente qui a précédé.
Vous regardez son slip. C’est un vieux slip acheté par paquet de 12 chez auchan ou chez leader price. Il rit, il vient de faire tomber son pain. Vrai rire ou rire de gêne ?
-"Tu sais où est l'éponge ?"(J’ai un goût de plâtre dans la bouche)
Vous préférez lorsqu'il est habillé. Là, le bide à l'air avec sa tartine par terre, son vieux slip et son sourire, vous avez envie de fuir. Pour vu, qu'il ne vous dise pas "C'était bien, hier soir" ou. "Tu me passes l'éponge". Les autres arrivent, un à un au petit déjeuner. Clin d'œil d'un pote. '
Oh putain !' intérieur.
Tout le monde a picolé, ils sont tous crevés. Deux personnes, la pièce, une tension, et des zombies matinaux.
- "Je peux te parler ?"
Vous êtes d'accord ? Cette phrase est à bannir, et vous vous dites que c'était la question à ne pas poser.
Il vous suit, vous êtes à côté des chiottes. Là où personne ne peut vous entendre. Certes le "je peux te parler" a éveillé plus d'intérêt que le café chez certains zombies. Vous allez avoir droit à des questions.
Silence.
Qui est le plus intelligent des deux ?
Silence.
- Tu voulais me parler ?
Vous n'aviez jamais remarqué qu'il avait deux dents qui se chevauchaient.
-Y a moyen que tu me parles ?
Le stresse monte.
- Pourquoi tu dis ça ?
Il vous a raconté toute sa vie, il s'est dessapé plus vite que son ombre, il a même pas gardé son slip. (Vous êtes cynique, non ?)
Le temps s'arrête.
Il vous fait le mouvement de la tête qui veut dire, "Arrête, je ne suis pas dupe"
Merde, il est plus mature que vous.
- On se connait pas bien, mais on est pote, au moins sur viadéo.
On peut être pote sur viadeo ? Il rit. C'était une blague.
- C'était bien hier soir, non ?
Cri d'horreur intérieur. Regard sur les chaussures, enfin sur les pieds nus.
- On passe l'éponge ? - ton enthousiaste et interrogatif-
Regard de chien battu. Il pense qu’il n’a pas été bon. Vous venez de créer un incident émotionnel, peut-être même psychologique.
- Non, mais si. Si, mais ben, hier, c'était hier
- Et aujourd'hui, c'est aujourd'hui.
Vous vous insultez intérieurement.
- C'était bien, c'était super, mais bon vu ce que tu m'as dit hier soir...sur tes sentiments.
Vous montrez du menton, la pièce où sont les zombies. Vous savez que vous n'avez pas envie de vous faire jeter. La seule chose à faire c'est de prendre les choses en main.
Sentiment d'oppression.
En plus, comble de l'horreur, vous venez d'indiquer à votre interlocuteur, que potentiellement vous pourriez être amoureux (se). The Bourde.
Il vous regarde avec intensité, avec son slip, son bide et son bol de café.
Qu'est-ce que vous venez faire dans cette galère ?
Il pose son bol sur la commode.
-Attention, ça va faire des marques.
Il lève les yeux au ciel, prend un bottin et pose le bol dessus.
Fuir. Pourquoi le temps a passé, pourquoi ne sommes-nous pas hier soir en pleine euphorie ? Fuir
Il soupire, se rapproche de vous. Vous avez reculé.
- T'as reculé, là ?
Vous faites un signe que non. Envie de hurler. (Je ne sais pas vous mais moi j'ai toujours envie de hurler, sachez que je ne le fais qu'intérieurement)
Le visage s'est fermé.
Vous vous devez dédramatiser la situation
"Je n’aime pas ton slip, c'est juste ça."
Qu'est-ce que vous être en train de dire et vous vous étonnez d'être encore célibataire ?
- Va falloir arrêter de se cacher, un jour, non ?
L'analyse psychanalytique. Le truc qui va revenir vous hanter pendant des semaines et des mois. Surtout que ce n'est pas la première fois que vous l'entendez
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Rien.
-Ben si.
Il reprend son bol, trempe les lèvres dedans. Le connard, il a repris les cartes.
- Laisse tomber, ou plutôt, laisse toi aller, comme hier. C'était incroyable. Là, t'es tendu comme mon slip et ce n’est pas un compliment. Tu permets, je passe, je vais prendre une douche.
- Je peux venir avec toi ?
Non vous n'avez pas dit cela, vous ne l'avez même pas pensé. Enfin si mais vous auriez juste trouvé cela drôle de terminer, comme ça, ce putain de dialogue.
Il part fier, le dos droit, et si finalement vous le suiviez ?
Non, l'euphorie est partie, il vous a donné son bol et vous vous retrouvez, là comme un idiot(e). De toute façon jamais, vous ne l'auriez suivi, les jambes ne vous suivent plus. Vous êtes là avec le bol, essayant de trouver une contenance que vous n'avez plus.
Pourquoi hier soir, était-ce si facile, pourquoi l'évidence a baissé la garde face à la réalité matinale ?
Qu'est ce qui a pu se passer, entre l'instant, les instants, et le moment du petit déjeuner ? Comment êtes-vous arrivée là, dans ce bourbier, ou l'instinct du chasseur a disparu ?
Putain, pourquoi vous avez des questions, alors qu'hier vous meniez le jeu? Qu'est-ce qui vous a fait basculer dans l'insipide ?
Bordel.
Vous ne vous interroger pas sur l'autre, finalement, pour vous, il a toutes les réponses. C'est faux bien entendu. Tout le monde cherche une raison, se torture et se tape la tête contre les autres. Moins intensément que vous, certes, mais quand même. Il regrette, il sait. De toute façon, il sait puisqu'il a dit que vous vous cachiez. Il vous a percé à jour. Si cela se trouve c'est vous qui avez été nul(le).Connard.
Pourquoi vous avez parlé de son slip et de l'éponge. Vous avez déraillé. Rien que ce matin, quand vous avez quitté le fauteuil, quasi en courant avec une furieuse envie de pisser et de manger un pain au chocolat. Il a peut-être cru que vous aviez eu ce que vous vouliez ? Vous auriez, peut-être, dû rester blottie, lové, réenclencher l'ivresse par un verre.
Oui, mais vous aviez envie de pisser.
Vous vous insultez de jamais rien comprendre, d'être coincée du bulbe et il y a ce bol vide entre les mains. Il vous prend pour sa bonniche. C'est sûr, il sait.
Salaud.
_____________________________________________________________________________________________
Vous jouez depuis, combien de temps en ligne ? Vous ne savez plus vraiment, n'est-ce pas ? Là, vous avez atteint à WOP des sommets, des heures de jeux pour avoir un groupe constitué. C'est un moment complexe, votre ami est à terre, le paladin se bat et il n'y a que vous l'elfe de la forêt qui va pouvoir sauver votre ami. Vous n'avez pas d'armes alors vous avez saisi son marteau et vous vous apprêtez, C'est une question de vie ou de mort, à assener le coup, si vous vous plantez, cela lui sera fatal .
La porte s'ouvre, vous entendez des bruits de fête, les autres sont bourrés à tester toutes sortes de cocktails alcoolisés.
Et vous, vous êtes là à accomplir un acte héroïque, a sauvé le groupe que vous avez tous patiemment depuis des semaines et des semaines, construit.
Une fille est entrée dans la pièce, vous a lancé un "ça va".
Comment vous avez fait ? Comment vous avez fait ? Comment il a fait, le paladin a buté son orque et est venu à votre rescousse, à deux vous allez c'est sur le trucider, chien du mal. Et Schlaf, dans ta gueule.
-" Tu t'isoles ?"
- Non, non, je joue un peu, il y a beaucoup de fumée à côté. Vous lui souriez.
- C''est pour ça que je prends un peu l'air, enfin je quitte la pièce.
Le nain est toujours sur le sol. Il y a trois semaines, le palouf a eu une potion de reconstitution, est en train d'essayer de ranimer Slouisk avec. Votre perso se rapproche.
Elle s'est assise près de vous.
-" A quoi tu joues ?
- Tu connais WOW ?
- Oui
- Ben c'est le même principe
-Tu joues, quoi ?
- Une elfe des bois, un peu voleuse sur les bords.
-Montre... Tu joues une elfe aux gros seins ?" Elle me regarde fixement.
Vous l'observez de temps en temps, cette copine de potes. Vous l'avez toujours trouvé, vous sauriez pas le qualifier, en fait. Avec son franc parler, cette façon d'être parfois douce et maladroite et tout d'un coup garce et précise, d'être triste et de rire en même temps, elle est, elle vous est indéfinissable, trouble. Un peu comme si une elfe avait élevé un nain avec un magicien.
Elle parle avec tout le monde et rit avec vous. Vous l'avez remarqué et cela fait du bien, cela vous rassure.
La vache, vous ne savez pas comment vous en êtes arrivé là, slouisk vous envoie des messages pour vous demander si vous arrêtez pour ce soir.
Vous lui racontez votre vie, vos difficultés à être. Vous ? Elle vous pénètre du regard, et pose les questions qui font Ping pong avec vos angoisses, votre vie de merde. Elle vous observe, analyse. Vous lui avez même dit pour cette fille que vous pensiez voir ce soir. Celle qui vous fait devenir totalement idiot. Vous parlez. Vous parlez de votre mère, et de votre incapacité à vous livrer-sauf ce soir.
Vous adorez cela, vous êtes le centre du monde. Vous êtes sous les feux de cette fille, qui parfois trempe ses lèvres dans son verre, et sourit. Ses questions vous soulèvent, vous font miroiter tout le potentiel que vous avez en vous.
Vous lui demandez un truc intime, elle cherche ses mots, essaye d'être précise. Elle n'est pas mystérieuse, vous n'arrivez pas à la cerner et cela depuis que vous la connaissez.
Quelqu'un ouvre la porte.
Vous êtes nu devant elle, et vous avez encore envie de lui raconter et de lui expliquer encore et encore, qu'elle continue et qu'elle vous parle de vous et de ce qu'elle comprend. Vous adorez cela, car c'est effrayant. Avec elle, c'est comme si vous étiez son principal intérêt.
En y réfléchissant, vous l'avez déjà vu faire, vu parler avec les autres, chacun, tour à tour, se sent unique, face à son miroir.
Celui qui est rentré, vous regarde, demande de l'excuser et ferme la porte.
Vous poursuivez votre route avec le paladin.
Vous lui avez parlé d'elle, elle vous a dit d'être dans l'initiative. Elle vous rassure ...
Le paladin, Ursule de Montaigu, vient de palabrer avec un commerçant qui vient de lui dire que sa fille a disparu. Une nouvelle mission !
Vous l'entendez, elle vous dit bonsoir. Vous vous sentez seul, un peu con face à votre écran elle a regonflé votre égo et vous pensez à l'autre, plein d'espoir.
Vous allez recherchez cette fille, apparemment une bande de brigands a pillé la ville à la recherche d'un artefact. Slouirk s'est reconnecté et semble bien remis de la blessure que l'orque lui avait infligée. Vous écrivez à slouirsk et à Ursule qu'il serait bon avant d'entamer l’aventure de trouver une nouvelle fiole de cette potion. Vous risqueriez d'en avoir besoin. Ursule est d'accord, Slouirk pense que cela va nous retarder et que la fille risque de mourir Nous avons cédé devant l'urgence de la situation.
Elle est revenue, vous a dit de vous laisser faire et a poussé l'ordinateur. Vous avez du mal à lâcher prise. Vous entendez les bips de vos compagnons qui vous interpellent. La tête fonctionne à plein régime et puis vous essayer de vous abandonner à l'instant. Vous bandez, vous vous dites que c'est le moment où jamais. Vous êtes englouti par sa détermination. Elle sait. Vous avez peur, la peur au bide.
Je suis terrifié. Elle me regarde fixement.
Vous avez joui, elle a fait le premier pas, elle vous a pris par surprise. Elle était pour vous un lamantin, la voilà transformé en femme exaltée. Vous avez arrêté de penser à elle, à celle qui vous échappe toujours. Vous avez oublié les raisons pour lesquelles vous vous détestez.
Vous avez froid, elle est partie. Vous avez attendu, l'avez entendu. Vous vous êtes précipité pour la rejoindre.
L'ordinateur est éteint.
Elle est debout et prépare le café. Vous la saluez, vous ne savez pas comment faire, que dire. Elle est silencieuse, elle vous ignore. Elle regrette, vous méprise. Elle sait. Vous avez envie qu'elle revienne vers vous, qu'elle vous enlace, et qu'elle vous fasse encore oublier.
J'ai du mal à respirer.
Elle vous sert du café, vous avez du mal à déglutir.
Elle a été une vraie garce, vous avez voulu lui parler, elle l'a fait de mauvaise grâce. Vous vous sentez plus pauvre type qu'avant, une merde, une merde, une merde et encore une merde. Les autres vous vous en foutez, vous ne pensez qu'à son corps sur le vôtre, à la manœuvre. Encore...
Si cela ne peut pas être celle qui vous fait vibrer...que ce soit celle qui vous plonge en dehors de votre misère. Vous ne la reconnaissez plus, vous ne savez pas si c'est un masque ou si c'est elle.
J'ai mal. Vous avez été à chier, elle la prend comme excuse. Je me sens sale.
Vous allez vous doucher, elle est près de vous, vous n'avez pas vu la main qui allait saisir votre bras. Le sol s'est mis à trembler. Je l'aie entendu hurler.
___________________________________________________________________________________________________
Il a fallu attendre vingt-cinq ans pour vous écouter et agir en fonction de votre corps.
Il vous inspire le sexe dès que vous le croisez. Vous repensez aux nazes que vous avez eus, a son chagrin devant cette fille qui se dérobe. Vous l'avez très bien compris. En lui, il y a cette part de vous qui vous excite. Son aura mystérieuse n'a révélé qu'un garçon apeuré mais elle vous a désinhibée l'espace d'une nuit.
Il me regarde, ses yeux clignent. Maman va s'inquiéter. J’ai peur. Où sont les autres ?
Je veux lui parler, je n'y arrive pas, mon souffle est bloqué, ma taille est comprimée. Je n'arrive pas à me soulever.
Vingt-cinq ans pour vous attaquer à un puceau. Il fallait que cela vous arrive. Une première avant de crever.
Derniers Commentaires