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Il sort de sa boîte comme un diable, vous êtes là attablée, en train de rire, et hop, il vous prend et vous tord les entrailles. C’est un petit être plein de malice qui se glisse dans les moindres interstices. Vous l’oubliez, croyez qu’il vous laisse tranquille, que s’est passé, enterré. La chaleur revient, vous baguenaudez. Vous vous interrogez, vous vous dites déjà ?

 

Un tour dans le jardin, vous virevoltez, puis il suffit d’un regard, sur le tas de cailloux près du poirier. Vous l’aviez pourtant soigneusement évité. Et il vous poignarde, vos pensées morbides ressurgissent, vous pensez aux jours égrenés, à son corps avant si chaud et aujourd’hui enseveli sous la terre humide. Vous tentez de vous échappez, de vous défaire de ces pensées. Il est là,  revenu vous bousculer, vous étrangler, vous asperger.

iL Laisse sa marque, repart lentement,fier de sa prise.

 

Un matin, le soleil resplendit, inonde la chambre, un nouveau jour débute. Vous vous étirez, tournez la tête.  Il est là derrière la fenêtre, vous sursautez, vous avez cru un instant que c’était elle. Et de nouveau, ce chameau vous assaille, vous triture les tripes. Une envie de vomir, de céder à la pression, vous n’ êtes plus  nulle part. Il fait froid jusqu’à la brûlure.

C’est un coquin presque taquin.  il a raison de la raison. Vous prend, vous submerge, puis vous laisse sur le sable, seul et alangui.

Un jour et autre jour, vous ouvrez la fenêtre, buvez votre café avec lenteur pianotant sur votre clavier, rêvasser à tout et rien.

Il est temps, il faut fermer la fenêtre, la faire entrer…La réalité qui le nourri. Il arrive prompt à vous broyer , des vagues de plus en plus fortes, vous font tituber. Il s’amuse comme un chat avec sa proie.

 

On est chez soi, et on s'apercoit que l'on n'est nulle part, que vous êtes étrangère à vos propres murs

 

Le chagrin n’est pas bleu, il est rosse.


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Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 15:34
- Publié dans : plaintes et gémissements
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