Cher Benjamin,
Pardon, je vous demande pardon. Nous sommes amis virtuels depuis peu de temps et nous pouvons dire que vous avez pris un moment pour m'accepter dans votre cercle d'amis. J'avoue,
j'en ai bavé, croyant que je n'etais pas assez.
AH, Benjamin me pardonnerez-vous cette infidélité ?
Vos lèvres et vos yeux m'enchantent et me délivrent de ma torpeur sensuelle, mais voilà par trois fois sans que j'en sois consciente, je vous ai trahi, non pas virtuellement mais
reveusement.
Ne pleurez pas, ne m'en voulez pas, rien de cela n'a été voulu, je n'ai pas cliqué, je n'ai pas validé.Ils sont venus à moi, trois nuits de suite. Mon sommeil a été victime des circonstances.Je
vous avoue tout...
Robbie Williams a fait mes courses et ma vaisselle, en me chantant, "no regrets"
Un camarade d'enfance m'a avoué son affection alors que nous jouions aux playmobils
Un camarade de jeu fou de maths m'a pris dans ses bras, et m'a sussuré sur le ton de la confidence qu'il n'y avait pas que le prince charmant mais aussi le boucher charmant, le professeur
charmant, le roturier charmant
Ma vie virtuelle ne me suffit peut être pas, peut être ai-je besoin de plus ? Du rêve peut être, la virtualité tangible n'est peut être pas assez virtuelle pour moi.
Ô Bebi, qu'allons nous faire, si mon affection devient defectible, que puis je y faire ?
Cependant, vous, je n'ai jamais révé de vous, mais je vous ai toujours consenti.
Virtuellement vôtre,
Votre papillonesque caramba.
PS: Bonne fête quand meme.
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